Archive pour mai  

FETE DES MERES

La gazette de Bruges

Dimanche 25 maiFête des mèresSortie en montagne et éducation de la jeunesse à la biodiversité et aux pratiques équestresDe notre envoyé spacial et non spécial : 

« Le jour de la fête des mères on a pu voir en montagne quelques spécimens (une jeune mère en puissance et deux mères éprouvées) qui trichaient en s’accrochant à la première queue qu’elles ont pu trouver.. Heureusement elles étaient accompagnées de leur progéniture aussi ceci ne devrait pas trop faire jaser dans les bourgs de la plaine… » 

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MATIERE A REFLEXION (to horse or not to horse…)

Vers la néoténie

À l’âge adulte, l’animal sauvage, quelque soit l’espèce, n’apprend plus
rien. Son système nerveux est “refermé” contrairement à l’animal
domestique. Ce processus est l’hétérochronie. “Une horloge interne de
fonctionnement des chromosomes” en quelque sorte. Chez l’espèce
domestique ces mêmes chromosomes continuent à fonctionner ou s’arrêtent
bien plus tardivement.

Chez l’humain, le cerveau associatif permet la pensée abstraite, cette
partie du cerveau a été acquise en 3 couches successives au cours de
l’évolution. Ces couches sont absentes ou à un stade peu développées
chez l’animal. (hors primates supérieurs).

La néoténie est en fait une mutation génétique qui permet la
conservation des caractères juvéniles, donc des aptitudes à
l’apprentissage, tout au long de la vie de l’individu.

L’autre souche sauvage proche du cheval est le Tarpan, cousin du
Przewalski, dont il diffère “de quelques gènes”. De la souche sauvage
du Tarpan est apparue par mutation génétique, une autre branche
néoténique à l’origine de la totalité des chevaux domestiques actuels,
du shetland au percheron !

On ne peut pas recréer une espèce disparue, ainsi le tarpan que l’on
trouve aujourd’hui n’en a que l’apparence physique. Les programmes
comportementaux propres sont impossibles à retrouver.

La domestication est donc liée à cette mutation génétique, cependant il
n’est pas encore possible de savoir si c’est la domestication qui est
la cause de cette mutation ou la mutation qui a permis la
domestication. Il faut garder à l’esprit que la domestication des
animaux par l’homme s’est fait progressivement, simultanément à
l’évolution de l’espèce humaine et sous son influence.

Avec les petits de toutes espèces, l’homme peut entrer en communication
car les jeunes sont naturellement plus “perméables”. C’est
l’acquisition des expériences et la transmission des savoirs (par
l’inné et l’acquis) qui vont par la suite rendre l’adulte “moins
abordable”.

On observe l’ouverture de reconnaissance inter-espèces chez l’animal
domestique. C’est à dire l’assimilation d’individu d’espèce différente
comme faisant partie du “clan”. Un animal domestique peut développer
spontanément (ou par apprentissage) une relation de communication et
“d’attachement” avec un “non-congénère”. Ce genre “d”association”
n’existe pas entre espèces sauvages.

.
Conférence du 10 février 2004 à l’E.N.E.S.A.D. de Quétigny (21)

“Les fonctions comportementales chez le cheval
et leurs applications à l’équitation”

Intervention de Monsieur Jean-Claude Barrey

PASSAGE DE RELAIS


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