Archive for mai, 2008

FETE DES MERES

lundi, mai 26th, 2008

La gazette de Bruges

Dimanche 25 maiFête des mèresSortie en montagne et éducation de la jeunesse à la biodiversité et aux pratiques équestresDe notre envoyé spacial et non spécial : 

« Le jour de la fête des mères on a pu voir en montagne quelques spécimens (une jeune mère en puissance et deux mères éprouvées) qui trichaient en s’accrochant à la première queue qu’elles ont pu trouver.. Heureusement elles étaient accompagnées de leur progéniture aussi ceci ne devrait pas trop faire jaser dans les bourgs de la plaine… » 

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MATIERE A REFLEXION (to horse or not to horse…)

lundi, mai 19th, 2008

Vers la néoténie

À l’âge adulte, l’animal sauvage, quelque soit l’espèce, n’apprend plus
rien. Son système nerveux est « refermé » contrairement à l’animal
domestique. Ce processus est l’hétérochronie. « Une horloge interne de
fonctionnement des chromosomes » en quelque sorte. Chez l’espèce
domestique ces mêmes chromosomes continuent à fonctionner ou s’arrêtent
bien plus tardivement.

Chez l’humain, le cerveau associatif permet la pensée abstraite, cette
partie du cerveau a été acquise en 3 couches successives au cours de
l’évolution. Ces couches sont absentes ou à un stade peu développées
chez l’animal. (hors primates supérieurs).

La néoténie est en fait une mutation génétique qui permet la
conservation des caractères juvéniles, donc des aptitudes à
l’apprentissage, tout au long de la vie de l’individu.

L’autre souche sauvage proche du cheval est le Tarpan, cousin du
Przewalski, dont il diffère « de quelques gènes ». De la souche sauvage
du Tarpan est apparue par mutation génétique, une autre branche
néoténique à l’origine de la totalité des chevaux domestiques actuels,
du shetland au percheron !

On ne peut pas recréer une espèce disparue, ainsi le tarpan que l’on
trouve aujourd’hui n’en a que l’apparence physique. Les programmes
comportementaux propres sont impossibles à retrouver.

La domestication est donc liée à cette mutation génétique, cependant il
n’est pas encore possible de savoir si c’est la domestication qui est
la cause de cette mutation ou la mutation qui a permis la
domestication. Il faut garder à l’esprit que la domestication des
animaux par l’homme s’est fait progressivement, simultanément à
l’évolution de l’espèce humaine et sous son influence.

Avec les petits de toutes espèces, l’homme peut entrer en communication
car les jeunes sont naturellement plus « perméables ». C’est
l’acquisition des expériences et la transmission des savoirs (par
l’inné et l’acquis) qui vont par la suite rendre l’adulte « moins
abordable ».

On observe l’ouverture de reconnaissance inter-espèces chez l’animal
domestique. C’est à dire l’assimilation d’individu d’espèce différente
comme faisant partie du « clan ». Un animal domestique peut développer
spontanément (ou par apprentissage) une relation de communication et
« d’attachement » avec un « non-congénère ». Ce genre « d »association »
n’existe pas entre espèces sauvages.

.
Conférence du 10 février 2004 à l’E.N.E.S.A.D. de Quétigny (21)

« Les fonctions comportementales chez le cheval
et leurs applications à l’équitation »

Intervention de Monsieur Jean-Claude Barrey

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